Nucléaire et sécurité

Les déchets radioactifs, selon leur nature, ont une durée de vie pouvant aller de 30 ans à 15 millions d’années.

On parle d’une équivalence moyenne d’1 kg de déchets radioactifs par habitant et par an concernant la France, ce n’est pas négligeable. Et selon le Réseau Sortir du nucléaire, cette quantité pourrait être multipliée par 100, voire plus, pour s’approcher de la réalité si l’on tient compte de matières non classées par la loi française, qui sont néanmoins potentiellement dangereuses (uranium appauvri, résidus miniers, etc.). Cela représente des quantités considérables.

Pendant les années 50, des déchets radioactifs européens et américains de faible activité, enfermés dans des conteneurs en béton prévus pour rester étanches durant 500 ans, étaient envoyés au fond de l’Océan Atlantique et de la Manche. Sachant que ces déchets sont actifs pendant des milliers d’années, et qu’au bout de quelques décennies d’immersion seulement, certains de ces conteneurs en béton seraient fissurés ou ouverts, on peut s’inquiéter sur l’état de contamination de ces eaux profondes qui migrent au gré des courants marins.

Face à l’irresponsabilité de ceux qui ont pris de telles mesures pour se débarrasser de leurs déchets – ignorant les conséquences pour l’avenir, qui pourraient s’avérer gravissimes – quel sera le sort des futures générations ?

En France, cette méthode a été abandonnée en 1973, alors que d’autres pays l’ont poursuivie jusqu’en 1982. A noter que l’interdiction définitive du déversement de déchets radioactifs en mer n’est entrée en vigueur en France que le 20 février 1994 par un amendement à la Convention internationale de Londres.

Source : site Internet de l’Assemblée Nationale.

Lien : http://www.assemblee-nationale.fr/12/rapports/r0982.asp

Actuellement, même si les autorités françaises n’ont pas décidé d’une stratégie définitive pour la gestion des déchets, la solution envisagée pour les déchets radioactifs de Haute Activité à Vie Longue (HAVL) est le stockage en couche géologique profonde (300 à 500 mètres). D’après une estimation, un confinement pourrait être assuré pendant 10 000 ans (bien qu’on ne connaisse pas l’évolution des capacités étanches du sous-sol à si long terme) par ce procédé dit : “multi-barrières”. La plus importante barrière est la formation géologique (argile, tuf, granite, sel, etc.). Le colis contenant le déchet et le colis de stockage constituent 2 autres barrières. Eventuellement des dispositifs de confinement comme une barrière ouvragée en bentonite, peuvent y être ajoutés.

Mais cette solution ne concerne pas toutes les catégories de déchets.

 

Quant à la sécurité, le Réseau Sortir du nucléaire fait bien comprendre le problème :

 

“…La France n’est pas à l’abri : 2 graves incidents ont eu lieu à St Laurent des Eaux, en 1969 et en 1980. Ils ont été dissimulés à l’époque. Et pendant la tempête de décembre 1999, on est passé très près de la catastrophe au Blayais, près de Bordeaux…

 

Erreur humaine, négligence ou acte de malveillance, l’inattendu peut toujours survenir. Un accident nucléaire majeur, c’est une région entière inhabitable pendant des milliers d’années et des victimes innombrables. Peut-on se permettre de courir un tel risque ? N’attendons pas que l’irréparable se produise…”

Source : site Internet Réseau Sortir du nucléaire.

Lien : http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=pourquoi&page=accident

 

Savez-vous par exemple, qu’en France certaines centrales seraient construites sur des zones sismiques ?

Le fournisseur historique d’électricité aurait falsifié des données sismologiques pour s’éviter des travaux onéreux, pourtant indispensables pour la sûreté nucléaire…”

Source : site Internet Réseau Sortir du nucléaire.

Lien : http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=sinformer&sousmenu=themas&soussousmenu=seismes2&page=2

“De nombreux risques ont été mal pris en compte :

  . protection insuffisante en cas d'attentat

  . surchauffe en période de canicule

  . risques sismiques, sous-estimés sur certains sites, c'est à dire en cas de tremblements de terre, etc…

 

Avec ses 58 réacteurs, la France détient le record du pays le plus nucléarisé au monde par rapport au nombre d'habitants.”

(Je dirais même le triste record, car on ne peut pas revenir en arrière, la France est condamnée à entretenir et à surveiller avec la plus grande attention ses centrales nucléaires, même si on ne veut plus s’en servir, comme l’Allemagne qui les ferme les unes après les autres, ou l’Italie qui a cessé sa production nucléaire d’électricité au lendemain de la Catastrophe de Tchernobyl. Même si je suis contre l’énergie d’origine nucléaire que je juge trop dangereuse et dont les conséquences seraient incontrôlables en cas d’accident majeur, je ne suis pas favorable à la fermeture brutale de ces centrales, le meilleur moyen de les surveiller et de maintenir les réacteurs en état de confinement, est de continuer à les faire fonctionner, ainsi un entretien sérieux et régulier est assuré.

L’énorme inconvénient est que cela ajoute encore des déchets nucléaires à un stock déjà beaucoup trop abondant, et dont on ne sait quoi faire, d’autant plus que la France retraite les déchets de d’autres pays nucléarisés. Ces pays là, font preuve d’une grande lâcheté en prenant les avantages de la production nucléaire (électricité, armement dissuasif), et en se débarrassant sans état d’âme des déchets radioactifs qu’il en résulte.

Par contre, il est bien évident que je suis farouchement opposé à tous projets de construction de nouvelles centrales nucléaires, sauf si à l’avenir, on est capable de faire fonctionner sans risque une centrale avec les déchets radioactifs comme source d’énergie et qu’aucun nouveau déchet ne soit produit. Ce serait vraiment intéressant de pouvoir nous débarrasser de nos déchets nucléaires tout en produisant de l’énergie. Cette technologie est à l’étude, mais ne sera disponible, dans le meilleur des cas, que dans plusieurs décennies.

En revanche, dès maintenant nous avons à notre disposition des technologies de plus en plus performantes pour produire de l’énergie propre et renouvelable (biomasse, éoliennes,  panneaux solaires…), qui contrairement à ce qu’on entend dire ici et là, répondraient facilement aux besoins en électricité de toute la planète.)
Catastrophe de Tchernobyl
Catastrophe de Tchernobyl

“Si une centrale nucléaire est percutée par un avion gros porteur, cela entraînerait des conséquences catastrophiques, de l'ordre de plusieurs Tchernobyl !

 

En France, les centrales nucléaires n’ont pas été prévues pour résister à l’impact d’un avion de ligne. La probabilité d’un tel accident était estimée trop faible pour être prise en compte.”

Source : site Internet NUCLÉAIRE, NON MERCI !

Lien :  http://nucleaire-nonmerci.net/accidents.html

 

En conclusion, nous voyons bien que toutes les mesures de protection ne sont pas prises, par souci d’économies. Nos vies auraient elles un prix ?